Histoire de la commune

Petit village de la Sarthe (72 460) dans la région des PAYS DE LA LOIRE, Sillé le Philippe fait partie du canton de Savigné l’Evêque, de la communauté de communes LE GESNOIS BILURIEN, du PERCHE SARTHOIS et de l’arrondissement de Mamers.
Situé à 70 mètres d’altitude et voisin des communes de Savigné l’Evêque, Beaufay, Torcé en Vallée, Saint Corneille et Lombron, le village de Sillé le Philippe s’étend sur une superficie de 1 060 hectares, et accueille 1 083 habitants.
La plus grande ville située à proximité de Sillé le Philippe est la ville de Le Mans située au sud-ouest de la commune à 17 km.
Les habitants de Sillé le Philippe s’appellent les Silléennes et Silléens.

La commune de Sillé le Philippe tiendrait probablement son nom « Philippe » d’un ancien seigneur.

Sillé le Philippe était à l’époque Gallo-romaine le chef-lieu de la Condita Siliacensis, une des neuf divisions du pays Cénomans. L’étendue de cette Condita devait être fort considérable puisqu’elle comprenait le territoire où furent établis les doyennés de Ballon et de Bonnétable.

Vers le milieu du XIVème siècle, un incendie détruisit en grande partie le bourg de Sillé le Philippe, ce qui lui valut le surnom de Sillé le Brûlé. Un nouveau village fut alors reconstruit au pied du coteau autour de l’église, mais celle-ci fut détruite par un incendie accidentel en 1870.

LA LÉGENDE DU SOUTERRAIN

La tradition orale nous a transmis cette légende qui veut qu’un souterrain traverse la butte de Montaigu. Il relierait la ferme de la Heuzerie à une maison du bourg. Des éboulements empêcheraient de pénétrer à l’intérieur mais des portes en fer en fermeraient l’entrée…

L’INCENDIE DE L’ÉGLISE

Il est entre onze heures et midi, le dimanche 24 juillet 1870, lorsqu’un incendie se déclare dans un fournil attenant au cimetière, derrière l’église. Le feu ne tarde pas à se propager aux 30 cordes de bois rangées là : du sapin fendu pour alimenter le four.

Avec la sécheresse et la chaleur de l’été, l’incendie prend très vite des proportions épouvantables. Le vent pousse les flammes vers l’église et la charpente prend feu, dévorée en l’espace d’une heure. Le clocher s’affaisse. La cloche fond sous l’effet de la chaleur intense. Le feu gagne du terrain et envahit quinze maisons. Avec l’église, ce n’est plus qu’un immense brasier. Et les habitants ne pourront rien sauver. Le presbytère échappe au sinistre grâce à l’intervention des pompiers de Savigné, Montfort le Rotrou et Pont de Gennes.

L’église, entièrement détruite, est rapidement reconstruite avec le concours du Ministère de l’Instruction publique et des Cultes de l’époque, et de 22 généreux paroissiens. La commune lance également un emprunt de 30 000 francs pour permettre sa reconstruction et le déplacement du cimetière. Les travaux de reconstruction de la nouvelle église, différemment orientée, s’achèvent en septembre 1874.

L’ÉGLISE SAINT PIERRE

Les ornements peints situés dans les chapelles sont l’œuvre de l’artiste peintre décorateur Arsène LE FEUVRE (auteur notamment de l’affiche du Bébé Cadum), né à Sillé le Guillaume en 1863. Les esquisses de ces fresques ont été retrouvées dans le fonds d’atelier de l’artiste conservé dans la commune de Sillé le Guillaume.

 

LA BATAILLE DE CHANTELOUP

En janvier 1871, le hameau de Chanteloup (commune de Sillé), fut le théâtre d’âpres combats entre l’armée prussienne et le 5ème bataillon des Mobiles de la Gironde.

Mardi 10 janvier 1871, l’armée allemande progressant vers Le Mans envahit le territoire de Sillé. Vers onze heures, une première bataille se livre sur les hauteurs de Vauguérin. Des projectiles arrivent jusque dans le bourg atteignant le presbytère sans y causer de dommages.

Mercredi 11 et jeudi 12 janvier 1871, de nouveaux combats ont lieu à la ferme de La Croix où se tenaient embusqués des gardes mobiles. Le 5ème bataillon des mobiles de la Gironde dirigé par le Commandant ARNOULD repousse un à un les assauts des soldats allemands.

LE MONUMENT DE CHANTELOUP

Ce monument érigé à l’entrée du bourg, sur la départementale , commémore les combats qui se sont déroulés au hameau de Chanteloup les 11 et 12 janvier 1871, lors de la guerre franco-prussienne. La stèle porte en relief un médaillon du Commandant ARNOULD, entourée de quatre canons. A proximité de ce monument, une pierre tombale indique qu’à cet endroit reposent 25 gardes mobiles des départements du Lot-et-Garonne, de la Gironde et du Finistère.